Un logiciel d’aide à la prescription (LAP) permet aux professionnels de santé de rédiger et de sécuriser leurs prescriptions médicales. Grâce à une base de données médicamenteuse et des contrôles automatisés, il contribue à prévenir certains risques médicamenteux.
Au-delà de la sécurité des soins, le LAP facilite le quotidien des prescripteurs et accompagne la transformation numérique du système de santé. Pourquoi adopter un LAP certifié HAS ? Quels sont ses avantages pour les médecins et les éditeurs de logiciels ?
Sommaire
Qu’est-ce qu’un logiciel d’aide à la prescription (LAP) ?
Un logiciel d’aide à la prescription est un outil informatique permettant d’élaborer et d’éditer des prescriptions médicales. Il accompagne le professionnel de santé dans le choix des traitements, leur rédaction et la vérification des risques médicamenteux.
Pour cela, il s’appuie sur une base de données sur les médicaments (BDM) contenant notamment les informations de référence relatives aux spécialités pharmaceutiques.
En fonction des données disponibles sur le patient et des médicaments prescrits, le LAP peut identifier des interactions, des contre-indications ou des anomalies de posologie.
La Haute Autorité de Santé (HAS) distingue deux catégories :
- Les LAP ambulatoires, utilisés notamment par les professionnels exerçant en cabinet médical ou en médecine de ville.
- Les LAP hospitaliers, adaptés aux établissements de santé et à leurs organisations spécifiques.1
La prescription médicale, un enjeu majeur de la HAS
Les erreurs de prescription constituent un enjeu important de santé publique. Elles peuvent concerner le choix d’un médicament, sa posologie, sa voie d’administration ou encore les interactions avec d’autres traitements.
Dans un rapport publié en septembre 2025, la HAS a analysé 213 événements indésirables graves associés aux soins liés à la prescription médicamenteuse, déclarés entre mars 2017 et décembre 2023.
Pour améliorer la sécurité des prescriptions, la HAS préconise notamment une meilleure utilisation des outils informatiques et une formation adaptée aux logiciels d’aide à la prescription.
Le LAP constitue ainsi un outil de sécurisation, sans se substituer à l’expertise clinique ni à la décision du prescripteur.
Quels sont les avantages d’un logiciel d’aide à la prescription pour les professionnels de santé ?
Améliorer la sécurité patient et le parcours de soin
Le premier intérêt d’un LAP est d’accompagner le médecin dans la sécurisation de ses prescriptions médicamenteuses.
Grâce à ses contrôles automatisés, le logiciel peut signaler plusieurs risques :
- Les interactions entre médicaments prescrits.
- Les contre-indications et allergies connues du patient.
- Les erreurs ou dépassements de posologie.
- Les redondances de substances actives.
- Les précautions liées à certaines caractéristiques du patient.
Prenons l’exemple d’un médecin qui ajoute un médicament au traitement habituel d’un patient. Le LAP peut identifier une interaction potentielle avec un autre médicament déjà prescrit.
Le professionnel dispose alors d’une alerte pour réévaluer son choix thérapeutique. Il conserve toutefois la maîtrise de sa prescription et la responsabilité de sa décision médicale.
La pertinence de ces contrôles dépend notamment de la qualité des données médicamenteuses et des informations disponibles dans le dossier patient.
Gagner du temps dans la rédaction des ordonnances
La prescription fait partie intégrante de la consultation médicale. Pourtant, sa rédaction peut mobiliser du temps, notamment lorsque le patient présente plusieurs traitements ou nécessite des documents complémentaires.
Un logiciel d’aide à la prescription peut simplifier ces tâches grâce à des fonctionnalités adaptées aux pratiques des professionnels.
Par exemple, le LAP Ordoclic permet de :
- Créer des modèles de prescriptions et de documents médicaux réutilisables.
- Faciliter les renouvellements de traitements.
- Générer certains formulaires CERFA préremplis.
- Préparer une ordonnance en brouillon pour la valider ultérieurement.
Ces fonctionnalités limitent les ressaisies et fluidifient la préparation des documents médicaux.
Répondre aux exigences réglementaires et à la dotation numérique
La certification d’un LAP selon le référentiel de la HAS constitue un repère de qualité et de sécurité pour les professionnels de santé.
Elle atteste que la version du logiciel évaluée satisfait aux exigences fonctionnelles du référentiel applicable. Elle repose notamment sur l’utilisation d’une base médicamenteuse agréée par la HAS.
Depuis le 1er janvier 2026, la nouvelle dotation numérique (Donum) a remplacé le forfait structure pour les médecins libéraux.
Pour satisfaire son premier indicateur socle d’équipement, le médecin doit notamment disposer :
- D’un logiciel référencé Ségur, dans sa dernière version référencée.
- D’un LAP certifié selon le référentiel HAS.
- D’un logiciel intégrant la version requise du cahier des charges SESAM-Vitale.
Ces conditions sont cumulatives. Le LAP certifié participe donc à l’éligibilité à cette rémunération, sans suffire à lui seul.
Source : Assurance Maladie — La dotation numérique en 2026.
Prescrire en mobilité
Les consultations ne se déroulent pas toujours au cabinet médical. Visites à domicile, interventions en établissement ou déplacements professionnels nécessitent parfois un accès mobile aux outils de prescription.
Certains LAP proposent ainsi une interface accessible depuis un smartphone ou une tablette.
C’est notamment le cas du LAP Ordoclic, qui permet de rédiger des ordonnances et des documents médicaux depuis différents appareils compatibles.
Cette mobilité facilite la continuité des usages, sous réserve de disposer des accès nécessaires et de respecter les exigences de confidentialité des données de santé.
En tant qu’éditeur, pourquoi intégrer un LAP ?
Garantir la conformité du LAP et la sécurité des données
Développer un logiciel d’aide à la prescription implique de répondre à des exigences fonctionnelles, techniques et réglementaires.
Plusieurs cadres doivent être distingués :
- La certification LAP selon le référentiel HAS, qui évalue des fonctionnalités de prescription, de sécurité et de qualité.
- Le marquage CE, applicable aux logiciels ou fonctionnalités relevant de la réglementation européenne sur les dispositifs médicaux.
- La norme ISO 13485, relative au système de management de la qualité des fabricants de dispositifs médicaux.
À ces exigences peuvent s’ajouter celles relatives au RGPD et à l’hébergement des données de santé.
La conformité doit également être maintenue au fil des évolutions du logiciel, des référentiels et des exigences réglementaires.
Maîtriser les coûts de développement et de maintenance
Le développement d’un LAP représente un investissement initial important pour les éditeurs de logiciels, en prenant en compte les coûts de conception, de développement et de certification.
De plus, une maintenance continue est nécessaire pour s’adapter aux évolutions des réglementations et aux besoins changeants des utilisateurs. Cela inclut des mises à jour régulières et l’amélioration continue des fonctionnalités pour les utilisateurs : gain de temps, sécurité, meilleure communication autour du soin du patient, etc.
Pour répondre à ces défis, Ordoclic propose une solution clé en main et intégrable, conçue pour offrir une plateforme robuste et évolutive.
Cette solution simplifie la mise en conformité, aide les utilisateurs avec une interface intuitive + un support dédié, assure des mises à jour régulières ainsi qu’une maintenance proactive.
Le LAP, indispensable à l’ordonnance numérique
Le logiciel d’aide à la prescription et l’ordonnance numérique sont étroitement liés. Pour établir une ordonnance numérique de médicaments, le recours à un LAP certifié selon le référentiel HAS est obligatoire.
Le LAP sécurise donc le contenu de la prescription, tandis que l’ordonnance numérique facilite sa transmission et sa traçabilité. Le LAP doit toutefois intégrer les fonctionnalités nécessaires pour proposer ce service.
Le logiciel d’aide à la prescription Ordoclic
Découvrez le LAP Ordoclic et ses possibilités d’intégration dans un logiciel métier.
- Faciliter la création des prescriptions
- Contribuer à sécuriser le parcours de prescription
- Proposer une expérience intégrée aux professionnels
FAQ
Quelle est la différence entre un LAP et un logiciel médical ?
Un logiciel médical peut regrouper différentes fonctionnalités : gestion du dossier patient, agenda, facturation ou coordination des soins. Le logiciel d’aide à la prescription (LAP) se concentre sur la rédaction et la sécurisation des prescriptions médicales. Il peut être utilisé seul ou intégré dans un logiciel métier plus complet.
Quelle est la différence entre un LAP et une base de données médicamenteuse ?
La base de données médicamenteuse rassemble les informations de référence sur les médicaments. Le LAP utilise ces données pour accompagner le professionnel dans sa prescription et effectuer des contrôles de sécurité : interactions, contre-indications ou posologies. Pour être certifié selon le référentiel HAS, un LAP doit s’appuyer sur une base médicamenteuse agréée par la HAS.
La certification HAS d’un LAP est-elle obligatoire ?
La certification d’un LAP selon le référentiel de la HAS est une démarche volontaire en France. Elle permet d’attester la conformité du logiciel aux exigences fonctionnelles du référentiel applicable. Un LAP certifié est toutefois requis parmi les conditions d’équipement de la dotation numérique (Donum) des médecins libéraux depuis 2026.
Un LAP permet-il de réaliser des ordonnances numériques ?
Oui, à condition d’intégrer les fonctionnalités nécessaires au service d’ordonnance numérique de l’Assurance Maladie. Le LAP accompagne la rédaction et la sécurisation de la prescription, tandis que l’ordonnance numérique permet son enregistrement et le suivi de son exécution. Pour les ordonnances numériques de médicaments, le recours à un LAP certifié selon le référentiel HAS est obligatoire.
Peut-on intégrer un LAP dans un logiciel métier existant ?
Oui. Certains LAP, comme celui d’Ordoclic, peuvent être intégrés directement dans un logiciel métier via des interfaces techniques adaptées, notamment des iframe ou des widgets. Cette approche permet aux éditeurs d’ajouter des fonctionnalités de prescription sans développer l’ensemble de la solution en interne. Les exigences de conformité applicables à l’intégration doivent néanmoins être vérifiées.